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Par : Maria Palmera
Actualités | 20 mai 2019

Experconnect auditionnée à l’Assemblée Nationale sur le travail post retraite

Audition d’Experconnect sur le travail post retraite à l’Assemblée Nationale – 16 mai 2019

Dans le cadre du Groupe de travail de l’Assemblée nationale sur la réforme des retraites, Experconnect a été auditionnée à l’Assemblée nationale après l’avoir été au Sénat et par Jean-Paul Delevoye, Haut-commissaire à la réforme des retraites.

COMMISSION DES AFFAIRES SOCIALES – Groupe de travail sur la réforme des retraites. 

La « réforme des retraites Delevoye » est un projet de transformation en régime universel avec une portée sociétale forte, qui n’est pas seulement un ajustement comptable comme le furent les réformes Fillon-Chirac (2003) et Fillon-Sarkozy (2010). A ce titre, elle doit intégrer le Travail Post-Retraite (TPR) au schéma.

Le TPR est le volet indispensable au développement de l’économie des cinquante prochaines années. Comment ? Par l’apport des forces vives évitant les pénuries de compétences annoncées par la démographie.

Les retraités sont l’invisible réserve citoyenne du développement économique

Pas de réforme des retraites à la hauteur de l’enjeu sans la contribution innovante du TPR à l’évolution du contrat de travail et de la relation individualisée au travail, à la personnalisation croissante des parcours.

Pas de réforme des retraites performante sans le TPR qui est le principal facteur de maintien de la santé des retraités, de leur insertion dans le tissu social, de leur contribution à la stabilité de l’économie et du coût des pensions versées pour la collectivité publique. Sans oublier qu’à vingt ans d’ici le TPR ne sera plus une option mais un atout et un besoin partagés.

Le Travail Post-Retraite c’est :

1. Une aide active aux entreprises pour le maintien d’activités à forte valeur ajoutée en France.

  • Faire face aux pénuries de compétences résultant des départs
  • Offrir aux jeunes entrant sur le marché du travail de bénéficier des transferts de compétences de leurs aînés
  • Garantir à l’entreprise la continuité de la mémoire de ses savoir-faire et procédures
  • Préserver des savoir-faire stratégiques : luxe, technologie, etc…
  • Redistribution des savoirs (grands entreprises -> vers ETI et PME / TPE)
  • Innovation par la fertilisation croisée
  • Compétitivité, notamment au niveau international
  • Contribution à la sérénité de la fin de carrière

Cela appelle à considérer le maintien et la valorisation du capital humain en mettant en place des éléments d’actualisation des connaissances des retraités que l’on souhaite réemployer.

Cela appelle aussi l’adaptation de l’entreprise à la compensation des carences qui peuvent être celles des aînés pour bénéficier de leur savoir-faire spécifique. Elle doit aussi tenter de prendre en compte les pathologies de l’avancée en âge (audition, TMS des soignants), donc ergonomie des postes (claviers, horaires, pièces de repos) en particulier pour Parkinson, polyarthrites… pour faire en sorte qu’un handicap lié au vieillissement n’empêche pas l’exploitation d’une compétence.

2. Une contribution au bien-être des pensionnés en favorisant l’équilibre travail, loisir, l’essor de solidarités accrues familiales et sociétales.

La motivation financière au TPR est primordiale sans être prédominante car le travail sort la personne de la « retraite-retrait » qui est funeste à son équilibre.

  • Travail rémunéré et bénévolat sont des outils complémentaires du maintien de l’insertion sociale et de l’amélioration de l’espérance de vie en bonne santé
  • Avec 20 ans d’amélioration de l’espérance de vie (62,5 ans en 1946, 82,5 ans en 2018), la retraite est devenue une consistante troisième saison de l’existence. Le travail est le meilleur moyen pour conserver lien social et estime de soi. Mais cela peut se préparer dans l’entreprise sous l’égide des DRH et des instances (CE, CHSTT…)
  • Le complément de revenu issu du TPR pourrait devenir nécessaire, notamment pour les petites pensions. C’est une source importante de pouvoir d’achat.
  • Le TPR est parfois utilisé comme une transition douce vers une vie moins active sur le plan professionnel. Une sorte de retraite progressive tardive. A ce titre le TPR est d’autant plus nécessaire que la retraite progressive n’a trouvé sa place

3. Un apport positif sur beaucoup de plan pour l’état

  • Contribution à l’insertion des jeunes (formation, transmission des savoirs, tutorat, etc..) -> contrairement aux idées reçues : ne prend pas d’emploi (missions ponctuelles de conseil – respect du droit du travail)
  • Préservation des emplois en France en maintenant des savoirs qui sinon pourraient être délocalisés
  • Santé public – réduction des coûts de santé
  • Activité économique = Contribution financière au fonctionnement de l’état : impôts et charges sociales. Le rapport de l’IGAS « Evaluation du cumul emploi-retraite » de juin 2012 indique que toute forme d’emploi à la retraite est bénéfique à la fois pour l’économie et à titre individuel.

Nos propositions :
Pour toutes les raisons évoquées précédemment, nous pensons qu’il serait judicieux de respecter les éléments suivants :

Lever les freins actuels au Travail Post-Retraite

  • Les limites actuelles au cumul emploi retraite doivent être levées en cas de départ avant le taux plein (travailler en cumulant revenus professionnels et pensions de retraite de base et complémentaire).

Enlever les 2 premières conditions au cumul intégral pour ne garder que la 3ème :

  1. Atteindre l’âge légal de départ à la retraite (entre 60 ans et 62 ans, selon la date de naissance),
  2. Remplir les conditions (d’âge ou durée d’assurance) ouvrant droit à pension de retraite à taux plein,
  3. Avoir liquidé l’ensemble de ses retraites personnelles (de base et complémentaires)
  • Les limites au cumul emploi-retraite des régimes spéciaux doivent aussi disparaitre (SNCF, RATP, IEG, etc..)

Promouvoir le Travail Post-Retraite en évitant d’y mettre de nouvelles conditions ou de la complexité

  • Éviter toute nouvelle entrave au travail post-retraite dans la réforme
  • Promouvoir / déculpabiliser le travail post-retraite
  • S’assurer que les statuts juridiques à mettre en œuvre pour se rémunérer restent simples : Les outils actuels (Auto-entreprise, etc.) sont adaptés, mais il faut éviter de les rendre plus complexes
  • Permettre aux retraités actifs de pouvoir bénéficier des cotisations retraite payées lors de leur activité professionnelle, ou de les en exonérer sans majoration de la retraite, comme dans beaucoup de pays européens.

À propos d’ Experconnect

Depuis 2005, Experconnect favorise et organise le travail post-retraite dans l’intérêt de toutes les parties. Experconnect a construit une approche originale de collaboration post-retraite qui propose une large gamme de services aux entreprises et aux retraités.

Experconnect accompagne les entreprises dans la valorisation des fins de carrières, la réussite des départs à la retraite, la transmission des connaissances et la mise en place d’une politique de collaboration post-retraite sécurisée, adaptée et flexible.

Experconnect aide de nombreux grands groupes à relever le double défi de la transmission des connaissances et de la pénurie de compétences. Son vivier compte aujourd’hui plus de 5000 experts.

Experconnect a acquis une expérience unique sur le travail post-retraite que nous mettons volontiers à la disposition des commissions du Sénat pour contribuer à ses réflexions.

Contact médias : Isabelle d’Halluin 06 03 00 88 48 / idh@isabelledhalluin.com

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