Blog

Par : Caroline Young
Actualités | 9 décembre 2016

Business et Social : Un mariage vertueux

L’avenir de l’édifice national dépend de la vigueur de l’économie. C’est sur cet élan profitable, cette prospérité, que doit s’appuyer la redistribution des retraites, et non sur les seules épaules des jeunes générations.

La bonne santé de l’économie et de la société est également liée à la vie des territoires, à la possibilité pour les jeunes d’acquérir un logement, au refus de voir la totalité du patrimoine entre les mains des seniors. La force de l’économie, c’est aussi l’intégration du vieillissement et du coût de la dépendance à ses flux.

L’associatif et le secteur productif pour un maintien en activité

La syndicaliste de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), Monique Boutrand, appelle à une évolution de la vocation des syndicats, à l’expression de leur responsabilité économique, à la fin du corporatisme et de la défense des « acquis » d’une catégorie sociale, notamment les retraités du secteur public et des régimes spéciaux au détriment des autres générations. C’est une « révolution épistémologique » qui s’annonce avec une indispensable coopération entre l’économique « pur » et l’économie sociale.

Tout ceci appelle une évolution de la pensée et une redistribution des rôles, intégrant le syndicalisme réformé, l’associatif et le secteur productif pour un maintien en activité des classes matures, clé de la bonne santé de la société.

L’économie sociale ne doit pas se confondre avec une forme d’assistanat

Employant près de 10 % de la population active (2,2 mil- lions d’emplois), l’économie sociale est loin de se confondre avec la forme d’assistanat à laquelle certains associent le système d’indemnisation publique du chômage. La fusion de l’Association pour l’emploi dans l’industrie et le commerce (ASSEDIC) et de l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE) a produit un monstre : Pôle Emploi. Celui-ci est mieux calibré pour l’indemnisation et le contrôle d’allocataires que pour la réinsertion de travailleurs dans le flux de l’économie.

En revanche, des associations telles que Solidarités Nouvelles face au Chômage (SNC) accomplissent un patient travail d’écoute attentive et de remise en selle. Cette écoute encouragée et développée permettrait de diminuer le coût économique et social du chômage car cette association – et ses homologues – réussissent à redonner confiance à des seniors que Pôle Emploi considèrerait comme désespérés.

Cette fois, c’est donc le bénévolat qui aide les institutions du marché du travail et diminue les coûts du chômage. Le bénéfice de l’opération est triple : un chômeur revenu au travail produit de la valeur ajoutée, une personne stimulée coûte moins à l’assurance-maladie qu’un chômeur désabusé, la satisfaction du devoir accompli anime le coach, souvent senior, qui aura trouvé en accompagnant la réhabilitation du demandeur d’emploi une bonne raison de se lever le matin et une joie personnelle : celle d’être reconnue dans le succès de sa mission.

Tous les articles

NEWSLETTER

Inscrivez-vous pour recevoir notre actualité

SUR TWITTER